Compositeur viennois, il suit ses premières cours dès l’âge de trois ans de son père Wenzel réputé pour son exigence. Il joue très jeune des œuvres de Haydn, Mozart, Bach, Scarlatti par cœur. Sa mémoire est phénoménale. Il compose ses premières œuvres à l’âge de sept ans. Il rejoint Beethoven pendant trois ans. Il reçoit les conseils avisés d’Hummel, Clementi et Salieri. Il crée le cinquième concerto pour piano et orchestre dit l’empereur de Beethoven. Il réalise des transcriptions réussies pour deux pianos des symphonies de Beethoven. Pianiste, pédagogue, compositeur, il parcourt l’Europe. On le croise à Leipzig, Londres, Paris et en Italie avant de s’établir définitivement à Vienne.
Pianiste et pédagogue de renom, il donne des cours gratuitement à Franz Liszt et organise une rencontre entre le jeune pianiste hongrois et le compositeur de Bonn. Parmi ses élèves, on peut citer Thalberg, Kullak, Döhler, Heller, Jaëll et même la reine Victoria…
Il consacre sa vie à la musique. Il vit dans une solitude relative. Son œuvre est prolixe. On dénombre 861 opus dont une grande partie est dédiée au piano. : concertos, sonates, fantaisies, variations... Il développe de nombreuses méthodes de développement pianistique. Mais son œuvre ne se limite pas qu’à son instrument de prédilection. Ses messes, ses requiem, ses symphonies, ses œuvres de musique de chambre révèlent le goût viennois et l’un des plus grands compositeurs de son temps. Nombres d’œuvres ont fait l’objet d’enregistrement savoureux chez de nombreux labels.
L’enregistrement
Des six symphonies écrites par Czerny, les deux premières symphonies en quatre mouvements sont proposées. Il s’est mis tardivement à l’écriture de son cycle de symphonies. La première symphonie opus 780 épouse la tonalité d’ut mineur. Elle révèle un sens profond de l’orchestration. On aime l’utilisation des trombones, des bois. L’écriture des cordes est virtuose. Le sens harmonique interpelle. Les mélodies restent dans l’oreille. Cette symphonie est une authentique réussite qui s’inscrit dans la continuité de la troisième de Beethoven. On songe aussi à celles de Mendelssohn et Franz Lachner ou Ignaz Moscheles. Le premier mouvement est un allegro agitato e con brio riche en rebondissements. Dans le deuxième mouvement un andante sostenuto, on savoure les apparitions furtives du hautbois tel un elfe. Le troisième mouvement est un scherzo qui séduit par son architecture. Le quatrième mouvement se prête à un allegro vivace imposant et d’une redoutable virtuosité d’exécution. Cette première symphonie m’apparaît comme l’une des plus réussies de son cycle. Elle se savoure comme un délicieux champagne.
La seconde symphonie en Ré majeur opus 781 débute par un andante quasi tragique laissant place à un allegro vivace en son premier mouvement. On songe par instant à la quatrième symphonie de Franz Schubert. Le deuxième mouvement andantino grazioso un poco moto est un moment suspendu très poétique. Le scherzo suivant apparaît plus classique mais fort bien écrit. Le finale s’impose là encore par sa fougue et sa construction. Ses deux symphonies préfigurent celles de Schumann. Elles possèdent une véritable signature. C’est le propre de tout compositeur marquant de l’histoire de la musique.
Michael Alexander Willens dirige avec ferveur et intensité les musiciens de Köln. On frissonne devant des musiciens transcendés par sa direction dont l’ADN trouve sa source dans la passion. Ce chef d’orchestre retient toujours l’attention. Chez Cpo, il s’était déjà illustré par des enregistrements de symphonies de Friedrich Witt ou du compositeur fascinant bohémien romantique Kalliwoda malheureusement oublié. La prise de son aérienne de Michael Morawietz met en avant son approche de Czerny. Chaque pupitre est exalté avec sensibilité et délicatesse. Un must !
Serge Alexandre
Carl Czerny : Symphonie 1 et 2
Kölner Akademie : Michael Alexander Willens
Nouveauté octobre 2026. Durée : 80 minutes. Label cpo/ Deutschlandfunk.
Un extrait du deuxième mouvement de la première symphonie :
www.youtube.com/watch?v=QQJ2FQMa6CA
Pianiste et pédagogue de renom, il donne des cours gratuitement à Franz Liszt et organise une rencontre entre le jeune pianiste hongrois et le compositeur de Bonn. Parmi ses élèves, on peut citer Thalberg, Kullak, Döhler, Heller, Jaëll et même la reine Victoria…
Il consacre sa vie à la musique. Il vit dans une solitude relative. Son œuvre est prolixe. On dénombre 861 opus dont une grande partie est dédiée au piano. : concertos, sonates, fantaisies, variations... Il développe de nombreuses méthodes de développement pianistique. Mais son œuvre ne se limite pas qu’à son instrument de prédilection. Ses messes, ses requiem, ses symphonies, ses œuvres de musique de chambre révèlent le goût viennois et l’un des plus grands compositeurs de son temps. Nombres d’œuvres ont fait l’objet d’enregistrement savoureux chez de nombreux labels.
L’enregistrement
Des six symphonies écrites par Czerny, les deux premières symphonies en quatre mouvements sont proposées. Il s’est mis tardivement à l’écriture de son cycle de symphonies. La première symphonie opus 780 épouse la tonalité d’ut mineur. Elle révèle un sens profond de l’orchestration. On aime l’utilisation des trombones, des bois. L’écriture des cordes est virtuose. Le sens harmonique interpelle. Les mélodies restent dans l’oreille. Cette symphonie est une authentique réussite qui s’inscrit dans la continuité de la troisième de Beethoven. On songe aussi à celles de Mendelssohn et Franz Lachner ou Ignaz Moscheles. Le premier mouvement est un allegro agitato e con brio riche en rebondissements. Dans le deuxième mouvement un andante sostenuto, on savoure les apparitions furtives du hautbois tel un elfe. Le troisième mouvement est un scherzo qui séduit par son architecture. Le quatrième mouvement se prête à un allegro vivace imposant et d’une redoutable virtuosité d’exécution. Cette première symphonie m’apparaît comme l’une des plus réussies de son cycle. Elle se savoure comme un délicieux champagne.
La seconde symphonie en Ré majeur opus 781 débute par un andante quasi tragique laissant place à un allegro vivace en son premier mouvement. On songe par instant à la quatrième symphonie de Franz Schubert. Le deuxième mouvement andantino grazioso un poco moto est un moment suspendu très poétique. Le scherzo suivant apparaît plus classique mais fort bien écrit. Le finale s’impose là encore par sa fougue et sa construction. Ses deux symphonies préfigurent celles de Schumann. Elles possèdent une véritable signature. C’est le propre de tout compositeur marquant de l’histoire de la musique.
Michael Alexander Willens dirige avec ferveur et intensité les musiciens de Köln. On frissonne devant des musiciens transcendés par sa direction dont l’ADN trouve sa source dans la passion. Ce chef d’orchestre retient toujours l’attention. Chez Cpo, il s’était déjà illustré par des enregistrements de symphonies de Friedrich Witt ou du compositeur fascinant bohémien romantique Kalliwoda malheureusement oublié. La prise de son aérienne de Michael Morawietz met en avant son approche de Czerny. Chaque pupitre est exalté avec sensibilité et délicatesse. Un must !
Serge Alexandre
Carl Czerny : Symphonie 1 et 2
Kölner Akademie : Michael Alexander Willens
Nouveauté octobre 2026. Durée : 80 minutes. Label cpo/ Deutschlandfunk.
Un extrait du deuxième mouvement de la première symphonie :
www.youtube.com/watch?v=QQJ2FQMa6CA